Comet meetings, le nouveau siège des séminaires ?

Dans un monde où tout doit aller tou­jours plus vite, la tech­nique, le ren­de­ment au tra­vail… les idées ne font pas excep­tion. Pour qu’elles fusent libre­ment dans vos esprits, trois consul­tants en stra­té­gie ont ima­gi­né un nou­vel espace : Comet meetings.

Par San­dra Biag­gi, rédac­trice en chef adjointe.

Arguant que les sémi­naires et réunions sont des moments clés de la vie d’une entre­prise, où sont menées réflexions pro­fondes, géné­rées de nou­velles théo­ries et déve­lop­pés les liens entre les équipes, il leur est appa­ru comme une abso­lue néces­si­té de créer un concept inno­vant autour d’un espace de tra­vail hors du com­mun à tous niveaux.

Comet mee­tings se vou­lant ain­si la solu­tion per­son­na­li­sée la plus opti­male aux pro­blé­ma­tiques de réunions d’entreprises du CAC 40 ou start-up et sémi­naires en offrant un lieu ins­pi­rant et intel­li­gent : un accé­lé­ra­teur d’idées.

Mais qu’est-ce qui dif­fé­ren­cie Comet d’un Open­mind Kfe – pion­nier du comee­ting depuis 2013 et résident de The Schoo­lab, pépi­nière du numé­rique, adepte du cowor­king et chantre de l’in­no­va­tion -, alors que tous deux s’ha­billent d’une même déco nostalgico-ludico-design ?

Pour conce­voir une marque enga­gée dans l’efficacité au tra­vail, les fon­da­teurs, Vic­tor Car­reau, Nicho­las Find­ling et Maxime Alber­tus, font appel à Gene­rous, agence de desi­gn stra­té­gique, au cabi­net d’architecture Art­desk, et inves­tissent un espace de 1500 m² à pen­ser dans ses moindres détails.

Autour d’un mani­feste reven­di­ca­tif qui oppose « réunio­nites » (un « sabo­tage), « vieilles habi­tudes » (les « réunions […] dans les sous-sols d’hô­tel ») et « pen­sée unique » (là leur pen­sée est moins claire) à « tra­vail bien fait » (opti­mi­sa­tion temps/énergie/argent), « aujourd’­hui et demain » (« best prac­tices » et « feel­good ») et « pen­sée créa­tive » ( la réunion comme « une science et  un art »), l’agence a construit une iden­ti­té de marque à la per­for­mance toute masculine.

Le par­cours client – che­mi­ne­ment type que suit le cha­land dans sa rela­tion et ses inter­ac­tions avec une entre­prise – archi tra­vaillé pour lais­ser libre cours à la créa­ti­vi­té et pro­duc­ti­vi­té est-il pour autant déga­gé de toute « pen­sée unique » ? Nous l’a­vons suivi.

DÉCLINAISON D’UN CONCEPT : UN NOM, UNE HISTOIRE, DES OUTILS

Un nom qui donne le ton : Comet sym­bo­lise d’une part la comète, parce que les idées créa­tives sont comme ces petits astres che­ve­lus à sai­sir oppor­tu­né­ment, et d’autre part, valo­rise la ren­contre col­la­bo­ra­tive – le comee­ting.

Le logo reprend le noyau et la che­ve­lure de l’astre maté­ria­li­sée en trois traits majeurs, que l’on retrouve dans la décli­nai­son de la charte gra­phique et signa­lé­tique en outils de com­mu­ni­ca­tion cohérents.

Astro­naute figure par­mi les cinq jobs de rêves pour les petits gar­çons selon le site de mise en rela­tion Lin­ke­dIn, qui a inter­ro­gé 8.000 amé­ri­cains sur le métier qu’ils rêvaient d’exercer étant petits. Ce n’est peut-être donc pas un hasard si l’univers spa­tial illustre le dis­cours de mana­ge­ment de Comet, et que le bleu y domine…

Pour­sui­vant l’idée de la per­for­mance, l’« ame­ri­can way of thi­ni­king » s’empare des 5 lettres de l’enseigne pour égre­ner la méthode d’efficacité pro­mise par ce nou­vel espace : « La réunion doit voir plus loin que son objec­tif pre­mier et com­bi­ner 5 dimen­sions pour deve­nir ce qu’elle doit être, une science et un art. »

Une bonne réunion doit com­bi­ner 5 dimen­sions selon Comet, qui les égrène en épe­lant son nom.

UN DESIGN AU SERVICE DU BIEN-ÊTRE ET DE LA PRODUCTIVITÉ

Pour que l’expérience du lieu – effi­ca­ci­té, créa­ti­vi­té et concen­tra­tion – se vive de manière opti­male, c’est l’ergonomie spa­tiale qui est trai­tée en pre­mier lieu.

Pas­sé le sas de décom­pres­sion qui mène à l’accueil, un bureau cen­tral per­met de réunir les arri­vants autour de l’équipe de Comet – évi­tant la file d’attente – et de dis­tri­buer un « pas­se­port indi­vi­duel » com­pre­nant plan du lieu et infor­ma­tions pra­tiques – dont code wifi -, blocs papier, crayons, cartes pos­tales ou de sai­sir une balle anti-stress des­cen­due par tobog­gan de l’étage supérieur.

L’univers spa­tial s’incarne, outre dans le champ lexi­cal ou gra­phique, dans le mobi­lier conçu expres­sé­ment pour ser­vir la marque. Car pour Gene­rous Bran­ding, le desi­gn condi­tionne le travail.

Des réunions comme au salon et des mini-tur­bines de fusées (en haut à droite) pour garage à portables.

Réso­lu­ment orien­tées vers la pro­duc­ti­vi­té, chaque salle de réunion a ses meubles-consoles connec­tés, aux cou­leurs de la marque, où sont cen­tra­li­sés l’ensemble des outils tech­no­lo­giques et bureau­tiques d’animation de ses­sion, ain­si que des garages à por­tables, véri­tables mini-tur­bines de fusées émer­geant des murs, afin d’y lais­ser cet appen­dice de déconcentration.

Tout comme les tiers lieux ana­logues, les murs des espaces com­muns jouent la décon­trac­tion, le mobi­lier, l’éclectisme !

Mais valo­ri­sant à l’extrême chaque détail, les maté­riels tech­niques de sécu­ri­té sont habi­le­ment mis en valeur et par­ti­cipent à l’aventure.

Le clin d’œil est dans les détails : une navette spa­tiale au corps d’ex­tinc­teur, un astro­naute et un hom­mage à Séguéla.

Tous les espaces répondent à des besoins pré­cis : déci­sion, brains­tor­ming, col­la­bo­ra­tion, for­ma­tion, dis­cus­sion infor­melle, forum, besoin d’intimité avec « les cap­sules » ou ren­contre et par­tage avec la Pla­za, cœur du lieu, où le moment de res­tau­ra­tion – qui res­pecte pro­duits de sai­sons et envi­ron­ne­ment – est lui aus­si optimisé.

La nour­ri­ture est en effet éla­bo­rée pour être la plus saine pos­sible afin de ne pas peser sur les esto­macs à la reprise : « Chez Comet Mee­tings, elle n’est pas un para­mètre acces­soire, c’est un des aspects majeurs de l’organisation des réunions, assurent ses pro­mo­teurs. Il y a un lien qui unit notre ali­men­ta­tion et notre capa­ci­té à tra­vailler efficacement ».

L’espace de res­tau­ra­tion « Mar­guer-eat » (tiens, une femme-fleur dans l’espace !) se végé­ta­lise pour oxy­gé­ner et l’esprit et les yeux, les sets de tables qua­drillés incitent tou­te­fois à être noir­cis et ne pas perdre le fil !

Pour la pose déjeu­ner, un peu de ver­dure au mur, des pro­duits frais dans l’as­siette et des sets de tables qua­drillés pour prendre des notes.

Comet mee­tings a sou­hai­té faire de la réunion une véri­table science pour laquelle aucun outil ni expert -« mee­ting scien­tist » (conseiller), « chief well­ness offi­cer » (pro­fes­seurs de sports)- n’a été lais­sé au hasard, avec la volon­té et l’engagement que l’expérience client se trans­forme en phi­lo­so­phie professionnelle.