“Forms follows function, y basta !”

“Angelo Mangiarotti : Skilful Reflections”

À l’occasion de la Paris Design Week, RBC Paris – distributeur de mobilier contemporain mettant à l’honneur le design et ses créateurs – choisit de révéler l’expertise des meilleurs artisans italiens autant que les matériaux de haute qualité, à travers la “collection Mangiarotti” éditée par Agapecasa.

Détail de la couverture de The Mangiarotti Collection by Agapecasa

Grâce à la famille Benedini – fondateurs d’Agape et Agapecasa et scénographe de l’exposition, ce sont treize pièces au design emblématique du Maestro Angelo Mangiarotti, qui reprennent vie.

La société transalpine Agape – spécialisée dans l’univers de la salle de bain haut-de-gamme – aime à dire que “à une époque de grande complexité mondiale et de sentiment d’insécurité, son optimisme fondateur transforme tous ces points d’interrogation en certitudes, avec une foi inébranlable en son propre ADN, dont les codes distinctifs sont la sobriété, l’élégance, l’expérimentation et la qualité”.

Avec la “collection Mangiarotti”, sélection de projets du grand architecte, ami et créateur d’objets précieux, ce sont certaines des réflexions de Mangiarotti sur la vie qu’intègre Agapecasa, une marque désormais impliquée dans tout l’univers de la maison et dont l’objectif est de devenir une référence fondamentale pour l’ameublement moderne.

Angelo Mangiarotti naît à Milan en 1921. Diplômé de l’école d’architecture et de l’École polytechnique de Milan, c’est aux États-Unis qu’il commence sa carrière en 1953, où il enseigne à l’Institut de technologie de Chicago, dans l’Illinois. Il y fréquente les architectes Ludwig Mies van der Rohe, Frank Lloyd Wright, Walter Gropius et Konrad Wachsmann, qui l’inspireront durablement.

À son retour en Italie, il fonde un cabinet d’architecture avec Bruno Morassutti et fait preuve de la même originalité pour ses édifices, pour lesquels il met au point de nouveaux “systèmes de construction”, que pour l’assemblage de ses meubles. Il en va ainsi de la charpente de l’église de Baranzate ou du système Facep de Fiat à Bussolengo, comme de la table en marbre Eros, ou de l’étagère Cavalletto, voire du luminaire Giogali.

Étagère Cavalletto, Agapecasa – Système de construction Facep

Ainsi, ses premiers projets d’architecture, proches de la rigueur fonctionnelle, s’accompagnent d’expériences libres d’analyse formelle, explorées à travers la sculpture et se fondant dans un design personnel (approche concrète et structuraliste) et caractéristique des objets : usage fonctionnel, expression honnête des matériaux, dynamisme formel et force de gravité.

Sans doute chaque projet a-t-il sa propre histoire, mais la nouveauté émerge à chaque fois de l’interprétation inédite de ce qui était à sa disposition, et quand je parle de ce qui était à sa disposition, j’entends la présence simultanée de toutes les exigences qui motivent le projet : des considérations sociales et éthiques jusqu’aux contraintes imposées par les caractéristiques des matériaux utilisés et par les techniques employées. En parlant métaphoriquement, la figure qui représente le mieux l’activité projectuelle de l’architecture n’est pas celle de l’invention mais celle d’une écoute attentive et patiente”. Angelo Mangiarotti – Sull’oggettività del progetto di architettura / Guido Nardi, Aspettando il progetto, Franco Angeli – Milano 1997.

Sous la verrière atelier du showroom RBC, dans une mise en scène jouant sur la réflexion, au propre comme au figuré, s’exposent tout naturellement les quelques concrétisations mobilières des recherches et du processus de création de l’architecte-concepteur.

Exposition “Angelo Magiarotti : Skilful Reflections” ©Flore Chenaux

RBC LabElles donnent à voir des formes simples réapparues avec l’industrialisation, sans ornement, ni discours. Simplement le fruit d’une exigence morale, d’une évidence.

Des objets de la vie quotidienne, terriblement actuels et cohérents même si certains ont été conçus il y a cinquante ans. Des produits garantissant les bonnes fonctions, mais de manière innovante et adéquate, élégante et inhabituelle. Épousant presque la vérité toute scandinave.

Car Mangiarotti pense en matériaux et systèmes constructifs, cherche la “correttezza” (correction, au sens de qualité fondamentale de l’application des règles) technique dans l’évolution des modes de production, des techniques d’exécution et des matériaux.

Détails table Incas chêne naturel et table Eros marbre blanc de Carrare, Agapecasa

Se décline alors la collection Eros (design 1971), ensemble de tables en marbre qui se veut l’aboutissement d’une recherche sur les meubles encastrés sans joints ni attaches : une conception structurelle impliquant un encastrement par gravité du plateau et du piètement, rendu possible par la section tronconique du piètement lui-même ; les formes définissent ainsi la position définie des éléments et le poids du matériau rend l’encastrement encore plus ajusté et augmente la stabilité globale de l’ensemble. Un système envisagé sous différentes formes et tailles, chacune avec sa propre intégration. Jusqu’au design élégant des œillets, quand situés le long des bords et des coins des plateaux de table, qui résulte simplement de l’élimination des parties les plus fragiles qui n’auraient pu résister à la tension et à la contrainte : un détail sophistiqué et caractéristique de cette invention structurelle authentique.

Tables Eros marbre noir Marquinia et Emperador dark, Agapecasa

Développée selon ce principe, la gamme de tables Incas (design 1978) – originellement conçue en marbre ou pierre Serena pour les aménagements extérieurs – est présentée désormais pour la première fois dans une nouvelle version en bois massif et prouve que chaque grande idée peut être adaptée sans perdre en force ou en émotion.

Table Incas chêne naturel, Agapecasa

Véritable icône du design italien des années 80, la table basse Eccentrico (design 1979) entièrement en marbre, continue d’expérimenter la force de gravité : cette fois-ci avec un plateau elliptique inséré de manière asymétrique dans un piètement cylindrique incliné.

Scénographie Camilla Benedini – table Eccentrico marbre noir Marquinia, Agapecasa ©Mangiarotti

Chef d’œuvre incontournable également, la chaise Tre3 (design 1978) en bois et cuir toute en simplicité et élégance parfait la démonstration. Conçue comme un tabouret à trois pieds aussi stable qu’une chaise traditionnelle à quatre pieds.

« Chaise Tre3, Agapecasa ©Mangiarotti

“Quand on n’atteint pas le minimum en suivant la mode, mais par la connaissance de la matière, on est toujours en avance sur le style”. Beppe Finessi – The Mangiarotti Collection by Agapecasa.

Au cours de sa carrière, Angelo Mangiarotti a gagné de nombreux prix et récompenses, en design comme en architecture. Parmi eux, le Domus Formica Award (1956), le Prix Européen de la Construction Métallique (1979), le Career Compasso d’Oro (1994) et le Marble Architectural Award (1994, 2007).

Angelo Mangiarotti ©Mangiarotti

L’exposition « Angelo Mangiarotti : Skilful Reflections » est à découvrir au Lab du Showroom RBC Paris jusqu’au 23 novembre 2018 et les commandes à passer directement au rez-de-chaussée sans limitation de durée !

RBC Paris – 40 rue Violet – Paris 75015

+33 1 45 75 10 00

www.rbcmobilier.com