L’entreprise sensible.

Serge Airau­di, phi­lo­sophe et spé­cia­liste en orga­ni­sa­tion des socié­tés, est l’au­teur d’un livre vision­naire sur le deve­nir de l’en­tre­prise. L’en­tre­prise du 21ème siècle doit muter vers les valeurs affec­tives ! Le modèle tout capi­ta­liste, ultra libé­ral n’a pas d’a­ve­nir…

Impor­tant pour y com­prendre le rôle que pour­ra y jouer le desi­gn.

Un livre majeur et court, de cent pages, qui demande une atten­tion de lec­ture

Mais la récom­pense est au bout.

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Les 2 mondes de l’en­tre­prise

Toute orga­ni­sa­tion, comme l’en­tre­prise, pos­sède une « archi­tec­ture » où une fron­tière sépare le monde fonc­tion­nel du monde sen­sible, dit le monde du vécu.

Dans le monde fonc­tion­nel, on classe tout ce qui est ration­nel : l’é­co­no­mique, la ges­tion, les orga­ni­grammes, les achats, etc.

Dans le monde du vécu se place tout le reste : l’es­sence de l’en­tre­prise, sa sen­si­bi­li­té, sa sub­jec­ti­vi­té, sa per­son­na­li­té, sa créa­ti­vi­té, etc. Tout ce qui est appor­té par la vie en groupe des hommes qui la consti­tuent. Appe­lons cela le côté sen­sible de l’en­tre­prise.

La domi­na­tion mor­telle du tout ration­nel.

Serge Airau­di démontre que l’u­ni­vers ration­nel ou quan­ti­ta­tif dans les entre­prises, a colo­ni­sé l’as­pect humain ou qua­li­ta­tif. Et ce mal­gré les beaux dis­cours ambiants des marques orien­tées vers l« a satis­fac­tions des col­la­bo­ra­teurs, des clients pour un mode meilleur », etc.

Bien enten­du, ces aspects éco­no­miques et dures sont néces­saires pour que l’en­tre­prise « tienne » ; créer de la valeur pour les action­naires et les clients est son but. Mais elle doit créer aus­si de la « valeur cultu­relle » pour durer et échap­per à la domi­na­tion des­truc­trice du court terme. Il ne s’a­git pas de sup­pri­mer le monde fonc­tion­nel, mais de le faire recu­ler pour déga­ger celui du vécu.

Un nou­vel équi­libre, un tour­nant vital qui com­mence à s’a­mor­cer ici et là. Sim­ple­ment parce que le modèle actuel prend l’eau.

Et que la dyna­mique chi­noise et indienne est là.