Devenir designer ?

Notre vie de tous les jours est faite de nom­breuses petites choses que l’on remarque à peine et der­rière les­quelles, pour­tant, se cachent toutes les facettes du desi­gn : col­ler un timbre sur une enve­loppe, regar­der une affiche dans le métro, par­cou­rir une rue com­mer­çante aux enseignes mul­tiples, payer avec un billet de banque ou une carte de cré­dit, lire un maga­sine, ouvrir un packa­ging de bis­cuits …Cette liste sans fin suf­fit à faire com­prendre com­bien est large la palette des métiers du desi­gn graphique. 

Design et designers …

Des­sine-moi un designer …

Si le desi­gn est par­tie inté­grante de notre envi­ron­ne­ment quo­ti­dien cela signi­fie que, par voie de consé­quence, le desi­gner a une res­pon­sa­bi­li­té face à la socié­té. On sait que son enga­ge­ment consiste à faci­li­ter l’u­ti­li­sa­tion, la lec­ture, la pro­mo­tion, la com­pré­hen­sion des mes­sages qui lui sont confiés ; mais réa­lise-t-on qu’il doit impé­ra­ti­ve­ment ins­crire cette mis­sion dans la recherche de solu­tions esthé­tiques en accord avec les goûts de ses contemporains ?

En regard à toutes ces obli­ga­tions, on peut dres­ser le por­trait du par­fait desi­gner ! Une per­son­na­li­té créa­tive, une sen­si­bi­li­té tou­jours dis­po­nible, de la psy­cho­lo­gie, la curio­si­té du monde qui l’en­toure, la connais­sance des der­nières tech­niques des règles envi­ron­ne­men­tales …jus­qu’aux contraintes des impres­sions du métal, du papier, des plas­tiques, du verre, et j’en passe. Quel fan­tas­tique chal­lenge per­ma­nent, quand on songe que pour cha­cune des créa­tions de ce monde il y a un (ou une, bien sûr) desi­gner qui a d’a­bord cher­ché des idées, réa­li­sé quelques cro­quis, conçu des maquettes et four­ni des docu­ments techniques !
Un tra­vail – d’une durée de six mois à deux années – qui là aus­si, fait appel à des qua­li­tés d’i­ma­gi­na­tion, de com­mu­ni­ca­tion tout autant que de culture et de précision . 

Une vie de designer

Choi­sir le desi­gn c’est s’en­ga­ger à connaître une vie ouverte sur le monde, une vie créa­tive et riche. Le métier de desi­gner ne consiste-t-il pas à don­ner un sens à tout ce qu’il touche ? Pour cela, tel l’ar­ti­san d’an­tan, il devra se culti­ver, décou­vrir, cher­cher sans cesse.

Certes, de part son omni­pré­sence dans le monde , le desi­gn exige beau­coup de ceux qui l’exercent.

Mais, sont-ils nom­breux les métiers qui assurent de ne jamais faire deux fois la même chose, qui sont ouverts sur les nou­veaux cou­rants, les der­nières inno­va­tions ? Et je ne parle pas du plai­sir de voir ses créa­tions sur les murs, dans les maga­sins, dans les foyers, au cinéma … 

Tout un art …

Le desi­gner n’é­chappe pas à la res­pon­sa­bi­li­té éco­no­mique. Com­mu­ni­quer, pro­mou­voir, ani­mer engage des inves­tis­se­ments, des éner­gies, des emplois. Lan­cer un nou­veau pro­duit, un nou­veau maga­sine, ou une nou­veau logo­type peut être lourd de consé­quences. Le pro­fes­sion­nel du desi­gn sait que cha­cune de ses créa­tions sera cri­ti­quée ‚jugée, tes­tée, au préa­lable. Il aura pro­ba­ble­ment à modi­fier cette créa­tion dont il était si fière ou même… à tout recommencer.

On repart à l’ou­vrage, l’ob­jec­tif est de faire gagner la marque ou le mes­sage dont on a la charge. Dans ce but le desi­gner cherche à com­prendre ce que le public attend pour lui offrir des images, des marques, des pro­duits qui lui plai­ront. Démarche est bien dif­fé­rente de celle d’un artiste, qui lui, peut expri­mer sa vision du monde,sans autres contraintes que celles de ses idées personnelles.
Le desi­gn, lui, impose des objec­tifs de suc­cès per­ma­nent au designer ! 

Croyez moi, réus­sir cela sys­té­ma­ti­que­ment, est tout un art…