Article publié le 25 juillet 2011 dans Packaging AddThis Social Bookmark Button

Les 10 commandements du design pack # 3 : Hum ! miam miam...

Lars Wallentin, maître es-packaging reconnu, délivre aux amis d’Admirable Design les dix commandements d’un design de pack performant donc réussi.

Un vrai trésor basé sur son expérience mondiale unique.

Profitez de ce cadeau. Aujourd’hui c’est le troisième commandement !

3. TU FERAS UN EMBALLAGE AUSSI APPETISSANT QUE POSSIBLE

Pour obtenir un emballage aussi appétissant que possible, il est nécessaire de mettre en place un travail d’équipe. Il faut également que le chef d’équipe soit le responsable de la marque ou du produit et fasse preuve d’une grande exigence.

Toutefois, le responsable de la marque ne possède généralement pas la formation nécessaire pour juger, conseiller ou encourager. Si le résultat n’est pas optimal, c’est toujours la faute des autres :

• Le designer n’a pas compris le briefing

• Le styliste culinaire n’était pas à la hauteur

• Le photographe n’a pas utilisé le bon éclairage

• Le lithographe était médiocre

• L’impression a été bâclée

• Le responsable des achats n’a pas choisi le bon carton, etc.

Alors, que pouvons-nous faire pour rendre un emballage aussi appétissant que possible ? Voici quelques conseils qui ne sont pas forcément indiqués par ordre d’importance :

• Voyez GRAND :

Il y a cinq bonnes raisons de VOIR GRAND.

La première est qu’une grande illustration donne l’impression que l’emballage est plus grand !

La deuxième s’appuie sur la supposition qu’en voyant GRAND, on se concentre sur le produit et non sur des éléments de design secondaires qui peuvent encombrer l’illustration et rendre le message principal moins clair.

La troisième est que les illustrations de grand format se démarquent mieux en rayon et attirent le regard.

La quatrième raison est qu’il est plus facile de se souvenir d’une illustration de grande taille et que le consommateur retrouve plus facilement le produit en rayon lorsqu’il veut racheter le produit.

La cinquième est que, si le travail est effectué correctement, le produit est au premier plan. C’est important car le consommateur est surtout intéressé par le produit ; les noms de marque, la dénomination du produit, la taille, etc. viennent après.

A Savoir...

• Un éclairage mis en scène : les contrastes sont importants ainsi que les éléments mis en avant et la luminosité.

Stylisme culinaire : pour que le produit ait l’air plus beau en photo qu’en vrai, il faut
utiliser des accessoires adéquats, couper le citron de telle sorte qu’il ne perde pas
son éclat et veiller à ce que la photo fasse naturelle (et non arrangée !), etc.

Action : les aliments en mouvement ont l’air meilleur que les aliments statiques.

Couleurs : les couleurs peuvent être alimentaires ou non : choisissez uniquement des couleurs qui évoquent un produit frais, savoureux, juteux, etc.

Inspirez-vous des maîtres : ils sont présents au Japon, en Allemagne, en France, en
Grande-Bretagne, etc. et le meilleur journal culinaire actuel est ELLE à Table
(France), ELLE Bistro (Allemagne), sans oublier certains magazines de
distributeurs.

Aliment et personne : n’oubliez pas l’impact que peut avoir le visage d’un
consommateur satisfait. Les publicités pour MAGNUM en sont un bon exemple.

Tous les supports ne donnent pas le même résultat. Une illustration sur un support
plastique brillera certainement plus que sur un support en papier, carton ou métal.

Créez un aspect appétissant : de nombreux produits n’ont pas l’air bon (mais
sont délicieux), alors entourez-les de produits qui ont l’air plus appétissant.

Respectez toujours la taille réelle des fruits, légumes ou autre. Voir GRAND ne
signifie pas pour autant qu’il faille exagérer la taille du produit.

Donnez au produit un aspect chaud (ou froid) : tous les aliments sont chauds, même
conceptuellement une crème glacée !

Mais si vous voulez faire passer un message de fraîcheur, les gouttelettes sont un
élément idéal.

Ne confondez pas une photo éditoriale et une illustration pour emballage : une
photo éditoriale peut contenir beaucoup d’éléments pour créer une certaine ambiance alors que l’illustration d’un emballage doit être simple.

Photo ou dessin ? Pensez toujours en termes de photo, même si l’illustration est un
dessin hyperréaliste.

Si cela est techniquement possible, faites en sorte que le produit dans l’emballage
soit visible à un endroit. La plupart des consommateurs (si ce n’est tous) ont envie
de voir le produit.

Soulignez les avantages pour le consommateur. S’il s’agit de la structure des
aliments, montrez-le clairement. Si c’est le goût de la boisson, exagérez légèrement
la couleur.

Utilisez seulement des mots qui sonnent de manière appétissante : tous les mots
n’ont pas une consonance savoureuse. Choisissez seulement ceux qui reflètent
vraiment le goût.

Soyez généreux ! Essayez toujours d’offrir plus que la réalité. Si vous proposez une
illustration laissant supposer UN GOUT EXCEPTIONNEL, le consommateur
s’attend à découvrir UN GOUT EXCEPTIONNEL !

Le site de Lars

Autres articles

Packaging

Le cœur du design graphique. Le packaging a ses pays de prédilection, ses maîtres, ses règles et même son histoire.

Auteur de L'article

Lars Wallentin

Trombinoscope

Hasard des personnalités

Karim Rashid

Parce que la longue histoire de son Égypte natale ne l’a pas empêché de devenir un des plus brillants designers de mobilier contemporain. Jeux de matières, de transparences et de couleurs. Une fête !

Le bêtisier du design

Ça n’en est pas !

Un beau packaging français qui présente une purée de marrons. Appétissant ? À vous de juger...