Minuscules, sophistiqués, les packagings de chocolat au Japon n’ont rien à voir avec nos énormes tablettes de 200g bourrées de cacao noir et de noisettes entières !
Gabrielle Devouge-Lamielle, designer française dans une agence de designde Tokyo, décode pour nous ces petites gourmandises aux designs de packagings bien tentants.
Un carré de chocolat à la mode du Japon !
« La gourmandise est ennemie des excès. » (Anthelme Brillat-Savarin)
L’approche de Noël procure chez moi (autre que de la bonne humeur liée à mon retour annuel au pays) des envies de chocolat !
La vie à Tokyo n’est qu’abondance. Abondance d’images, de sons (ou devrais-je dire de bruits ?), d’odeurs (plus ou moins bonnes), de goûts, de gens…
Mais en ce qui concerne l’alimentation, bien qu’abondante également, les tailles et les portions sont « normales» voire, petites. Les mini doses ne manquent pas, et il en est de même pour les chocolats et ses dérivés.
Lorsqu’on associe les mots « Japon » et « mini chocolat », on serait tenté de penser à « kawaii » (i.e. mignon, féminin, enfantin, ou tout en même temps), ou « takai ! » (i.e. cher)comme tous les produits importés, dont les chocolats de chocolatiers réputés à 6 euros le carré ! donc là encore, petite quantité oblige.
Et bien non ! Ni l’un ni l’autre !
Il est possible d’acheter à des prix raisonnables en supermarché ou « convenience store », sa dose de chocolat journalière entre 100 et 400 yens, 0,7 à 3 euros le paquet pour les versions « premium ». Ce sont des chocolats pour adultes, pour tous les adultes. Il y a toutes les formes, présentations, goûts… le choix est là, et encore une fois, des nouveautés saisonnières tout au long de l’année !
Pour les nostalgiques, il est possible de trouver les versions « pour adulte » du mikado (au rhum-vanille), des smarties (à la menthe ou à l’orange), des KitKat (au chocolat noir 70%, au vin (2006), etc)…
En revanche, grands gourmands s’abstenir, il sera difficile de vous satisfaire avec 10 mini-mini orangettes, 3 mikados dans un sachet (3 sachets dans une boîte), 4 carrés de chocolats, 7 petites boules de « Macadamia caraméliser » (il n’y a pas ici de faute d’orthographe mais toute la beauté de la langue française au Japon…) … ce sont vraiment des dosettes.
Mais il existe des chocolats « pour hommes », plus basiques, moins chers, et ayant plus de contenance dans les boîtes.
La cible étant principalement les jeunes femmes actives de 20-30 ans, ayant besoin de s’évader au travail le temps du chocolat, les designs sont plutôt féminins, délicats, sophistiqués, et, pour les plus chers, plus « européens ».
Il est donc agréable, de pouvoir s’offrir de temps à autre, ces petits plaisirs simples, sans culpabiliser, ni devoir subir soit le prix excessif, soit les goûts peu satisfaisants pour le
palais des chocolats pour enfants…