Mamoru Oya

Petit coup de pouce à ce jeune et talen­tueux desi­gner de fringues, par­ta­gé entre Paris et Tokyo. 

Son idole ? Chris­to­bal Balan­cia­ga qu’il découvre à l’âge de 17 ans, dans un livre prê­té par un ami sty­liste venant de Paris.
C’est la révé­la­tion qui va bou­le­ver­ser sa vie : il s’ins­crit à l’é­cole Bun­ka Fashion Col­lege de Tokyo où il apprend la tech­nique de la cou­ture pen­dant 3 années. Les pro­fes­seurs lui décernent un grand prix spé­cial du desi­gn ! Il par­ti­cipe au Race for Fashion Award orga­ni­sé en Aus­tra­lie. Toute la pla­nète y par­ti­cipe, vingt noms sont récom­pen­sés seulement…dont le sien, pour une robe verte et bleu dont il a crée et tis­sé le tis­su lui-même…

Bons débuts pour ce petit Japo­nais né à Hita, dans l’île de Kiu­shu en 1973. Il décide de conti­nuer et d’al­ler à Paris où il suit de 1999 à 2001 les cours de l’A­ca­dé­mie Inter­na­tio­nale de Coupe de Paris. Pour lui, un cou­tu­rier doit tout connaître de la tech­nique, du modé­lisme, du sty­lisme, de la fabri­ca­tion et du mar­ke­ting. Il apprend tout cela avec boulimie.
Il qua­li­fie son style de clas­sique- intem­po­rel avec humour…Ses modèles actuels ? Thier­ry Mugler pour sa créa­ti­vi­té et Ungar­ro pour son sens de la coupe.
En 2002, il repart au Japon pour pro­mou­voir sa marque :  » Jus­qu’au Bout  » qu’il trouve en dis­cu­tant avec…Gérard Caron ren­con­tré par hasard lors d’un cock­tail. Gageons que cela va lui por­ter chance.