Ipod : ego-design ?

Suite à l’article de Gérard Caron « Apple : tout pigé ! », Nicolas Chomette pousse la réflexion plus particulièrement sur l’Ipod. Véritable phénomène de société, spécialement aux Etats-Unis, s’est écoulé durant les fêtes de fin d’année à quatre millions et demi d’exemplaires, dont 98 % aux utilisateurs de Pc ! Dix millions sont en circulation dans le monde. Comment expliquer cela dans un marché qui pourtant en a vu bien d’autres ? 

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S’il est un objet qui s’est retrouvé dans de nombreux souliers de Noël, c’est bien le i‑pod d’Apple. Petit, léger, blanc, lisse, ergonomique (en un mot : design), il est le premier objet symbole de ce début de siècle.

Les années 80 furent celles du walkman, les années 90 du téléphone mobile, voici le temps du i‑pod.
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Qu’importe si, question autonomie, il n’est pas le plus performant ou si sa capacité de stockage est très supérieure au nombre de morceaux que l’on a envie d’écouter chaque jour. L’important est de le posséder pour signer son appartenance à la modernité. Pas de l’exhiber comme un vulgaire sac griffé ou un téléphone porté en sautoir.

Non. Plutôt de le suggérer. Nuance. Le protéger d’un étui. Le tenir dans sa main. Le sentir près de soi au fond d’une poche ou dans l’intérieur d’une doublure. Ne laisser dépasser que ses discrets écouteurs et leur fil blanc. L’i-pod ne se montre pas, il se reconnaît. 

On l’achète pour son design et on hésite à le sortir. Paradoxe ?

Non, simple rappel que le design est une expérience personnelle et que le plaisir d’un bel objet est aussi pour soi.