Alter consommateurs…

aCocaw.jpg_ S’il y a une entre­prise obsé­dée par le com­por­te­ment des jeunes, c’est bien Coca-Cola. Il est loin le temps où l’on voyait de jeunes amé­ri­cains éle­vés au grain cou­rir sur les plages cali­for­niennes avec leur soif de vivre, place désor­mais aux modèles locaux.

Et du côté de chez nous, l’ac­tua­li­té du jeune n’est jamais très loin de la Star Ac et autres Recherche de la nou­velle Star. Après avoir confié à de jeunes talents la réa­li­sa­tion d’un film visible sur le net, voi­là que Coca-Cola orga­nise désor­mais un cas­ting dans sept villes de France, his­toire de per­mettre à une poi­gnée d’heu­reux élus de mon­ter sur la scène de l’Olympia.

Si c’est pas du rêve de jeunes, ça… 

Exit les banales pro­messes fonc­tion­nelles de goût ou de fraî­cheur (trop banales), oubliées les méca­niques d’i­den­ti­fi­ca­tion et les pers­pec­tives de séduc­tion (pas assez cré­dibles), place à la marque qui per­met d’ac­cé­der au fan­tasme du moment : chan­ger de vie, se révé­ler, deve­nir un autre.

Dans le cas des jeunes, enten­dez : deve­nir artiste (tant qu’à choi­sir… ). Trop forte la marque. 

Quand cer­tains parlent d’alter consom­ma­teurs, ils pensent alter mon­dia­lisme ou consom­ma­tion alter­na­tive. Une autre inter­pré­ta­tion émerge pour­tant : celle du consom­ma­teur qui espère deve­nir un autre grâce à la consommation !