la mode est à la mode…

La mode, celle des couturiers et des griffes, se retrouve partout, même dans les endroits les plus inattendus. Et cela n’a plus rien à voir avec un Pierre Cardin qui mettait son nom sur n’importe quoi.

De nos jours, les marques utilisent les créateurs pour défricher de nouveaux territoirs, étendre leur champ d’actions.

Où s’arrêtera donc cette mode… de la mode ? Nicolas Chomette lui, ne s’en plaint pas.

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La logique de mode…

Alors que le SNCF vient d’inaugurer ses premiers TGV griffés Lacroix, on apprend que Ladurée s’apprête à lancer un parfum pour la maison aux senteurs de violette et que la carte du Café de la Paix propose, dans le cadre de “Paris Capitale de la Création”, des demis mille feuilles (soit des “cinq cents feuilles”…) imaginés par la styliste Agatha Ruiz de la Prada, reprenant là l’idée d’un hôtel britannique qui, l’année dernière, avait lancé le concept de “prêt-a-portea” : de la pâtisserie aux formes et aux couleurs inspirées des marques de luxe…

La logique de mode grignote chaque jour un peu plus de terrain.

Agatha Ruiz

Il faut dire que les avantages ne manquent pas. Manière pour les marques de faire parler d’elles autrement qu’à travers leurs produits et d’apparaître “tendance”, cette incursion de la mode dans des univers aussi inattendus que l’alimentaire et les transports contribue aussi à générer un nouveau rapport aux objets. En nous “obligeant” à porter attention aux couleurs, aux matières et aux micro-innovations, “détails” sur lesquels glissent généralement l’œil, l’intervention des stylistes ne nous amène-t-elle pas à reconsidérer notre environnement et ne contribue-t-elle pas ainsi à bousculer les conventions ? 

Ce ne sont pas ceux qui font profession du design qui trouveront à y redire.