Le marketing participatif

Les consom­ma­teurs appe­lés à être créa­teurs de pro­duits, voi­là une étape nou­velle de fran­chie vers la proxi­mi­té marque-clients !

Nico­las Cho­mette, n’a pas raté ce nou­veau phénomène.

D’i­ci à ce qu’on demande au public de faire le design…

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Pour fêter ses qua­rante ans, Lie­big invite les ama­teurs de soupes à par­ti­ci­per à un concours de recettes via un site inter­net créé pour l’oc­ca­sion. La soupe élue par un jury d’ex­perts sera com­mer­cia­li­sée dans la gamme Pur’­Soup de l’hi­ver 2006.

Les Amé­ri­cains poin­tus appellent ça le “gra­va­ni­ting”, du rap­pro­che­ment de “graf­fi­ti” et de “vani­ty” décri­vant tous les pro­duits et ser­vices qui per­mettent à cha­cun de lais­ser une trace publique, écrite ou en images.

Nous n’en sommes qu’au début. 

Demain, il est fort à parier que la “soupe gagnante” du concours Lie­big ne soit pas sim­ple­ment inté­grée à la gamme exis­tante, mais expli­ci­te­ment nom­mée : “recette de madame Michu”.
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Le mar­ke­ting, for­cé­ment en osmose avec son envi­ron­ne­ment, ne pou­vait long­temps igno­rer le suc­cès des blogs ou de la télé­réa­li­té. Les consom­ma­teurs ne veulent plus se conten­ter de la fier­té de pos­ses­sion ou d’ap­par­te­nance, ils veulent être recon­nus, atti­rer l’at­ten­tion, par­ti­ci­per, don­ner leur avis pour ten­ter de lais­ser une trace dans l’es­pace public.

Un fan­tasme fina­le­ment pas très éloi­gné d’une vieille tra­di­tion bour­geoise qui consis­tait à don­ner son nom à une fon­da­tion, à un hôpi­tal ou à une chaise d’église…