Popism, design et symbolisme…

Arthur For­tin anime un site Popism, où seuls les esprits curieux peuvent s’aventurer.
Ima­gi­nez un dis­cours sur la pop music mais qui est asso­cié au ciné­ma, aux objets cultes du desi­gn, aux stars déclen­cheurs de ten­dances, à la lit­té­ra­ture pour mieux la com­prendre… Le tout abon­dam­ment illus­tré et com­men­té de manière cohé­rente et culti­vée … Vous obte­nez un ovni appe­lé Popism bien plus riche que son nom l’indique.

Pour le desi­gner qui se doit d’a­voir un regard ouvert sur les actua­li­tés cultu­relles de toutes sortes, voi­ci un site à visiter…
Arthur homme de la com est en quête d’un job, avis aux ama­teurs. Bonne pioche !

Popism en quelques extraits :

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A propos de Grems graffeur, graphiste et rappeur ( !)

Avec ce titre, l’ar­tiste fait dans le trash mais conserve ce petit sou­rire en coin nous indi­quant qu’il se fend tout de même bien la poire. C’est presque de l’art contem­po­rain, mais sans dédain ni mépris, avec ce regard d’en­fant trop heu­reux de dire des gros mots. A l’heure des grosses prods cali­brées comme des films hol­ly­woo­diens, la légè­re­té crue de Grems nous amuse bien. 

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à propos de l’écrivain américain Jack Kerouac

La plu­part des écri­vains emprun­tèrent les sen­tiers bat­tus, ces pas­sages étroits en marge des grands axes où se cueillent les fruits de la mar­gi­na­li­té et de l’expérience. Pour l’un d’eux le che­min fut recou­vert d’asphalte et de voi­tures lan­cées à toute allure vers la quête du grand fris­son et de l’extase suprême. Kerouac, écri­vain emblé­ma­tique de la beat géné­ra­tion, res­ta toute sa vie un esprit du 19ème siècle plon­gé dans un corps des années 50. Son livre emblé­ma­tique Sur la Route consti­tua le mani­feste de toute une jeu­nesse éprise de liber­té et d’aventure, deux quêtes aux­quelles il renon­ça au moment de son suc­cès par une lente des­truc­tion alcoo­lique. En s’éteignant le 21 octobre 1969 les beat­niks et les hip­pies per­daient leur père spi­ri­tuel, et l’Amérique l’un des ses écri­vains fétiches. 

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A propose des geeks

… la fron­tière sépa­rant les tech­ni­ciens des créa­teurs, les joueurs des concep­teurs, s’éroda pro­gres­si­ve­ment avec la dif­fu­sion de l’informatique et d’internet. Naî­tra de cette fusion un per­son­nage bien connu : le geek. Féru de culture popu­laire, d’informatique, et de jeu vidéo, son rôle devien­dra cen­tral dans le déve­lop­pe­ment du sec­teur (et dans bien d’autres d’ailleurs).Allaité à la Game Boy, celui-ci gran­dit avec le vir­tuel dont il connait par­fai­te­ment les règles et les icônes. Le geek consti­tue le pro­to­type de l’artiste pop ayant com­pris que ce lan­gage néces­site autant de maî­trise tech­nique que de culture et de créa­ti­vi­té. Pas éton­nant qu’ils marquent autant la mode, le ciné­ma, ou encore la musique.

A propos de Cristal Castle

Le maga­zine Tech­ni­kart de ce mois-ci voit en ce groupe les Sex Pis­tols de notre géné­ra­tion en rai­son de leur radi­ca­li­té musi­cale, scé­nique, et de leur nihi­lisme aux relents chi­miques et hou­blon­nées. Pour­tant Alice Glass, la chan­teuse, ne pos­sède pas vrai­ment le même timbre vocal que John­ny Rot­ten, le chan­teur du groupe punk, mais au tra­vers du chaos musi­cal se détache une into­na­tion gra­cieuse, par­fois inau­dible, obs­truée par les défor­ma­tions élec­tro­niques, mais qui pour­tant clame avec rage et majes­té la confu­sion de son époque. Bal­lades à l’o­ni­risme élec­triques, expé­ri­men­ta­tions décons­trui­sant les normes musi­cales, fureur sur­vol­tée, leur uni­vers res­semble à un rêve qui par­fois vire au cau­che­mar au point de ne plus pou­voir en éta­blir la dis­tinc­tion. Reje­tons du jeu vidéo, leur musique, véri­table pira­te­rie sonore, uti­lise les gammes des consoles 8 bits pour défri­cher les ter­ri­toires vir­tuels dont ils se font les explo­ra­teurs. Le groupe actua­lise ain­si le punk en élar­gis­sant sa par­ti­tion car dans son uni­vers l’in­fi­ni n’est pas que des­truc­teur, mais éga­le­ment char­gé de féli­ci­té. Le punk devien­drait-il une musique de geek ? Si cela lui per­met de décou­vrir la grâce alors tant mieux. 

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Popism c’est ici !