Françoise Chassaing (acheteuse d’art)

Fran­çoise Chas­saing est une pion­nière : la pre­mière ache­teuse d’art fran­çaise ! Elle pos­sède le plus gros car­net d’a­dresse des meilleurs illus­tra­teurs, pho­to­graphes du monde. Elle les connaît tous… Les beaux visuels des cam­pagnes de pub, des packa­gings, depuis 1962 c’est elle ! Dif­fi­cile de qua­li­fier le choix de Fran­çoise, tout de même orien­té vers des objets qui ont mar­qués sa car­rière, mais pas uni­que­ment. Un esprit curieux qui s’in­té­resse au sens des choses.

Le n°5 de Cha­nel. Pour moi il repré­sente la règle d’or du fla­con de par­fum. On peut faire mieux que la règle d’or ?

La cafe­tière Cona. Voi­là un objet magique qui fas­ci­nait toute la famille quand, posait sur la table, on regar­dait mon­ter et des­cendre l’eau bouillante, le café en fusion… sans bien com­prendre com­ment cela mar­chait ! Et le café était si bon. Tiens je vais en ache­ter une…

La Coc­ci­nelle Volkswagen.C’est un truc simple : avec ou sans capote, dans n’im­porte quelle cou­leur, elle res­tait elle-même par son équi­libre par­fait. La Coc­ci­nelle s’ha­billait bien !

Le Nor­man­die. Pas uni­que­ment parce que mon père était dans la marine au Havre… Mais j’ai eu la chance de mon­ter à son bord. Le rêve sur l’eau, quelle allure avec ses trois cheminées !

Les cos­mé­tique Kane­bo. Lignes pures, un maté­riau qui imite le satin duchesse (à gros grain). La qua­li­té évo­quée par la simplicité.

Le TGV. Regar­dez-le bien. Même si on ne peut le voir que par­tiel­le­ment, l’œil le per­çoit en fait dans son entier, tant sa forme est cohé­rente. C’est une ligne sur rails…

Le car­ré Her­mès. Pour moi c’est la véri­table signa­ture Her­mès. Les thèmes sont riches, superbes en par­ti­cu­lier le tout der­nier dédié aux végétaux.