Les 10 commandements du design pack # 2 : convaincre

Lars Wallentin, maître es-packaging reconnu, délivre aux amis d’Admirable Design les dix commandements d’un design de pack performant donc réussi.

Un vrai trésor basé sur son expérience mondiale unique.

Profitez de ce cadeau. Aujourd’hui c’est le deuxième commandement !

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2. TU CONVAINCRAS ET NE FERAS PAS QU’INFORMER

Un briefing pour développer un emballage contient de nombreuses informations.

Depuis la marque de l’entreprise sur l’avant de l’emballage jusqu’au symbole de recyclage dans un des coins au dos de l’emballage. Du type de carton à utiliser jusqu’à la technique d’impression – offset, rotogravure ou flexographie. Du poids net jusqu’à la mention du site Internet, etc. 

Regardons de plus près l’avant d’un emballage. 

L’emballage indique une unité de mesure, par exemple 300 g ou 33 cl. Cette information est peu utile au consommateur et ne devrait pas être indiquée ici. En revanche, si l’information « 300 g » devient « deux portions généreuses », elle devient plus parlante et peut inciter le consommateur à acheter le produit. 

La même chose est valable pour le nom de l’entreprise que le consommateur remarque à peine et dont il ne tient pas vraiment compte. Le nom de l’entreprise est généralement synonyme de l’entreprise qui se cache derrière la marque. Il est un gage de qualité et de fiabilité mais cette information doit plutôt être indiquée au dos de l’emballage (Service Panel). 

A l’avant de l’emballage, les messages incitant à la vente, à savoir une communication convaincante, peuvent être par exemple 

Une illustration très appétissante

• Un prix attractif – soit promotionnel soit permanent

• Une offre promotionnelle 

• Une édition spéciale, de plus en plus appréciée à Pâques, Noël, Halloween,
Ramadan, etc …

• Un avantage nutritionnel comme « du calcium pour des os solides ». 

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Notez que nous avons utilisé l’expression « communication convaincante » et pas seulement « information ». Il y a une différence entre les informations qui n’impliquent pas une action et la communication qui est censée susciter une action. 

Si nous étudions le « Service Panel », qu’il soit à l’arrière ou sur les côtés de l’emballage, il faut que l’agencement soit prévu pour le consommateur et non le fabricant. 

C’est souvent le point faible des emballages actuels. 

Si les emballages ne cessent d’améliorer l’aspect technique (moins de matériaux, plus écologiques, c’est-à-dire recyclage, meilleure protection, etc.), il n’en va pas de même lorsqu’il s’agit de communication. 

Il est faux de croire que plus nous affichons d’informations, plus nous protégeons / informons / aidons le consommateur. 

Tout d’abord, les informations figurant sur une barre de chocolat de 50 g ou un pot de yaourt ne peuvent être les mêmes. Deuxièment, les propos adressés à un consommateur sur un emballage, dans une publicité, un site Internet ou sur une affiche ne sont pas identiques. 

Le bon sens devrait prévaloir ce qui n’est malheureusement pas souvent le cas actuellement.

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Le site de Lars